Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un document incontournable pour qui souhaite vendre ou louer un bien immobilier.
Il comporte une étiquette qui va de la lettre A (logement extrêmement performant) à la lettre G (logement peu performant qualifié de « passoire thermique ») attribuée en fonction de la consommation énergétique et la quantité d’émissions de gaz à effet de serre.
Le DPE doit être effectué à l’initiative du propriétaire ou bailleur du logement, à ses frais.
Pour les programmes neufs, il est également obligatoire en cas d’achat de logement sur plan et initié et payé par le maître d’ouvrage.
Le diagnostic a une durée de validité de 10 ans (sauf exceptions pour les DPE réalisés entre le 1er janvier 2013 et le 30 juin 2021).
Depuis le 1er janvier 2025, les logements situés en France métropolitaine dont le DPE est classé en G ne peuvent plus être proposés à la location. Cette interdiction sur le marché locatif sera étendue aux logements classés F à compter de 2028 et classés E à compter de 2034.
Par ailleurs, le DPE a été rendu obligatoire pour tous les bâtiments d’habitation collective :
- depuis le 1er janvier 2024 pour les immeubles en monopropriété et pour les copropriétés de plus de 200 lots,
- depuis le 1er janvier 2025 pour les copropriétés entre 50 et 200 lots,
- à partir du 1er janvier 2026 pour les copropriétés de moins de 50 lots.
Le calcul du DPE pour les logements de moins de 40 m2 a évolué afin de rendre les seuils plus équitables compte tenu de la quantité de « passoires énergétiques » (étiquettes F ou G) dans ces logements de petites surfaces. Pour rechercher la nouvelle étiquette : https://observatoire-dpe-audit.ademe.fr/accueil
Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE s’appuie sur un nouveau coefficient pour l’électricité abaissé à 1,9 (auparavant 2,3) afin de réduire le poids énergétique attribué à 1 kw/h électrique dans le calcul global. Le DPE prend davantage en compte la surface habitable, les usages réels, et certaines caractéristiques structurelles des logements. Ainsi les logements chauffés à l’électricité sont moins pénalisés et leur note énergétique se trouve améliorée.
Dans le cadre de la lutte contre la fraude à la rénovation énergétique et aux aides publiques, un seuil a été mis en place depuis le 1er octobre 2025 pour encadrer le nombre de DPE qu’un diagnostiqueur peut réaliser chaque année.




